Motivations des jardinier.e.s urbain.e.s

Depuis sa création en 2013, le nombre de personnes actives aux Jardins n’a cessé de croître. L’association compte actuellement près de 50 membres et quelques dizaines d’autres personnes participent occasionnellement aux activités proposées. Par ailleurs, par son rôle actif dans la promotion de l’agriculture urbaine et la végétalisation à Genève, l’association a une réputation qui fait qu’elle est souvent sollicitée pour des études, des conseils ou des visites.

Ce dynamisme est réjouissant. Cependant, l’association, comme beaucoup d’autres, fait face à des défis et notamment celui de la partcipation. Une grande partie des membres actuels sont des « consommateurs d’activités proposées » et peinent à prendre un rôle actif de membre acteur et agissant.

Comment faire pour que les membres s’approprient les Jardins des Délices, soient pro-actifs dans leur gestion et s’engagent pour la pérennisation des Jardins ?

Des fluctuations de niveaux d’activité et d’engagement sont courantes dans la vie d’une association. Néanmoins, convaincus que les Jardins jouent un rôle important pour le quartier, le Comité a voulu mieux comprendre ce qui motive les membres et comment l’association peut orienter ses activités et ses pratiques pour recréer un noyau de membres actifs et pro-actifs. Ainsi l’association sera mieux à même d’assurer sa pérennité et renforcer la nature en ville.

En janvier 2018, nous avons donc sollicité les personnes intéressées par les Jardins des Délices pour répondre à un sondage.  Vous pouvez lire ici une synthèse des réponses à ce sondage.

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Rapport d’activités 2017

Durant ses saisons, les Jardins des Délices ont vécu plusieurs transformations et activités qui vous sont narrées par une série d’images.

Certains faits nouveaux au jardin ont eu une résonnance particulière, s’agissant de l’ouverture de la Grainothèque 1203 Graines (hébergée à la Bibliothèque de Saint-Jean), des analyses de terre effectuées par l’HEPIA et de l’engouement pour le compost qui s’en est suivi.

Plusieurs rendez-vous ont eu lieu au sein des Jardins:

  • En mai un piquenique avec les étudiants du CAS Nature en Ville de l’HEPIA
  • En juin avec le collectif Permabondance de Daphné Lachavanne (création d’une nouvelle parcelle en permaculture)
  • En août avec Jacques Falquet pour les plantes médicinales
  • En septembre un cours questions-réponses avec Muriel Passerat
  • En septembre un groupe de récolteurs de graines, avec la grainothèque et Denise Gautier de Pro Specie Rara.
  • Et en octobre, par une journée frigorifiante, une visite d’étudiants travailleurs sociaux du programme OASIS.

Sans oublier la fabrication des bombes à graines, le grand brunch et chantier de printemps, la serre pour les plantons en pleine terre, le stand au parc Galiffe à l’occasion du marché annuel des plantons en mai, le tournus estival d’arrosage, les apéros improvisés, l’assemblée générale suivi d’un buffet canadien (avec de supers discussions), la soupe de nos courges et le compooooooost !

Lire le rapport en images 2017.

Organiser la grainothèque

Organisons la grainothèque !

Oui, tout le monde est d’accord.

Sarah se propose « j’ai un peu de temps ces jours ; je vais organiser les graines par saison : les graines à planter au début du printemps, celles qu’on plante en fin de printemps, celles qui peuvent être plantées en été et celles qu’on met en terre à l’automne. »

« Mais… » hésite Alessandra « n’est-ce pas un peu mâcher le travail que d’organiser les graines de cette façon ? La grainothèque ne vise-t-elle à encourager les gens à découvrir la culture des plantes, on ne veut pas juste donner des graines en kit, n’est-ce pas ? »

« Et la graine qui peut être plantée toute l’année, on la met dans quelle catégorie ? » demande Jeanne.   « Séparons plutôt en trois catégories : les graines de légumes racines, celles de légumes feuilles, et celle des fleurs. »

Caroline s’interroge « Est-ce que ce système de classement pourrait amener les gens à croire que les fleurs ne se mangent pas ? »

Christian a une autre idée « On fait quatre catégories : légumes, fleurs, arbres et herbes. C’est tout simple. Comme ça on ne se complique pas la vie et les gens pourront s’y retrouver. »

« Moi je dis, on est dans une bibliothèque, on met tout par ordre alphabétique ! » dit Denis. « Je vais faire des séparations en bois par lettre qu’on peut insérer dans la boîte pour indiquer l’emplacement des graines selon leur nom. »

« Et comment sait-on que les gens, après avoir farfouillé dans la grainothèque, remettront bien les graines au bon endroit ? » demande Alessandra. «Un semblant, une base, d’ordre c’est déjà un début » suggère Caroline. « Le défi ce sera plutôt que certaines plantes sont connues sous différents noms. Les oeillets d’Inde, on les mettrait donc sous O et sous T pour tagète et sous leur nom de famille, Asteracée ? Ou ferait-on plutôt des références croisées ? »

« Beaucoup trop compliqué ! Il faut faire simple ! » s’exclament en choeur toutes les personnes présentes. « Rappelons-nous après tout que le but, c’est de faciliter la sélection de graines par les visiteurs de la grainothèque » rappelle Caroline. Un des bibliothécaires nous a dit qu’une personne est venue chercher des graines, mais comme elles ne sont pas classées elle n’a pas trouvé tout de suite ce qu’elle cherchait et elle est partie bredouille parcequ’elle n’avait pas assez de temps. »

«Justement ! pour la grainothèque il faut prendre le temps ! »

Sur ce point tout le monde est d’accord.

Point suivant de l’ordre du jour.

Favoriser la biodiversité quand il s’agit de limaces, vraiment?

L’Association les Jardins des Délices s’engage pour la biodiversité. Nous sommes ravis de voir que les fleurs et légumes que nous plantons encouragent la venue de différents insectes. Nous avons été tout aussi heureux de recevoir parfois la visite de hérissons, dont un lors de notre soirée d’inauguration, en 2014!

Mais quand il s’agit de limaces, c’est une autre histoire. Sur le principe on reconnaît que chaque espèce a son rôle. On les encourage à se régaler des petites feuilles que nous leur laissons, loin de nos plantons. Il vaut en effet mieux que les limaces s’éloignent car gare à elles quand elles croisent un de nos délicieux jardiniers si elles tiennent à leur vie; on n’est pas toujours tendres envers elles.

Pour favoriser un plus grand respect des divers espèces et encourager chacun à jouer son rôle, nous souhaitons favoriser la présence de hérissons et qui sait, l’année prochaine peut-être aura-t-on la chance d’avoir des tritons.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire une petite présentation de la façon dont nous pourrions encourager les hérissons et les tritons à s’installer aux Jardins.

Aux Jardins des Délices… rapport d’activités 2016

Chaque année, nous essayons d’améliorer le jardin pour qu’il soit plus agréable, commode et facile à cultiver. Faire le bilan de l’année dernière aux Jardins nous offre l’occasion de noter les points sur lesquels nous progressons, et les points restant à améliorer.

Et vous, qu’en pensez-vous?

Nous espérons que la lecture du rapport annuel 2016 vous motivera à exprimer vos envies, vos attentes, vos plaisirs et vos déceptions relatifs aux Jardins.

Faites-nous en part lors du prochain rendez-vous des Jardins : l’Assemblée générale du 17 mai. Nous nous retrouverons au Clos Voltaire à 18h30 pour discuter, faire le point, élire le Comité, et partager un repas.

Vos épluchures pour nos légumes !

En fin d’été dernier nous avons commencé à faire notre propre compost que nous avons commencé à l’utiliser pendant l’hiver.  C’est un magnifique compost, épais, noir, grouillant de vers de terre et autres supers petites bêtes!

Nous vous invitons à apporter vos déchets au compost, et contribuer ainsi à la fertilisation de nos jardins ! N’hésitez pas à encourager vos voisins et amis du quartier à faire de même.

Vous pouvez mettre toutes vos matières biodégradables au compost, et les poser sur le tas grillagé, notamment:

  • Toutes sortes d’épluchures de légumes
  • Les restes de repas style pates ou riz
  • Coquilles d’œufs écrasées, marc de café avec le filtre, sachets de thé
  • Vous pouvez également y amener des restes de viande, poisson et pelures d’agrumes.

NB: Les pommes de terre germées ainsi que les coquilles de noix et noisettes sont à introduire à quantité limitée.

NB: Les sacs plastiques, même « biodégradables » ne sont pas bienvenus!

Nous n’utilisons pour l’instant pas le bac vert, ni le tas de compost qui mûrit de l’autre côté de l’arbre.

Si vous souhaitez participer au groupe « compost » des jardins, faites-le nous savoir ! Ce groupe s’occupe, avec Caroline Dommen, de touiller les tas, les déplacer le moment venu, de soigner la préparation et planifier l’utilisation du compost.

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