Organisons la grainothèque !

Oui, tout le monde est d’accord.

Sarah se propose « j’ai un peu de temps ces jours ; je vais organiser les graines par saison : les graines à planter au début du printemps, celles qu’on plante en fin de printemps, celles qui peuvent être plantées en été et celles qu’on met en terre à l’automne. »

« Mais… » hésite Alessandra « n’est-ce pas un peu mâcher le travail que d’organiser les graines de cette façon ? La grainothèque ne vise-t-elle à encourager les gens à découvrir la culture des plantes, on ne veut pas juste donner des graines en kit, n’est-ce pas ? »

« Et la graine qui peut être plantée toute l’année, on la met dans quelle catégorie ? » demande Jeanne.   « Séparons plutôt en trois catégories : les graines de légumes racines, celles de légumes feuilles, et celle des fleurs. »

Caroline s’interroge « Est-ce que ce système de classement pourrait amener les gens à croire que les fleurs ne se mangent pas ? »

Christian a une autre idée « On fait quatre catégories : légumes, fleurs, arbres et herbes. C’est tout simple. Comme ça on ne se complique pas la vie et les gens pourront s’y retrouver. »

« Moi je dis, on est dans une bibliothèque, on met tout par ordre alphabétique ! » dit Denis. « Je vais faire des séparations en bois par lettre qu’on peut insérer dans la boîte pour indiquer l’emplacement des graines selon leur nom. »

« Et comment sait-on que les gens, après avoir farfouillé dans la grainothèque, remettront bien les graines au bon endroit ? » demande Alessandra. «Un semblant, une base, d’ordre c’est déjà un début » suggère Caroline. « Le défi ce sera plutôt que certaines plantes sont connues sous différents noms. Les oeillets d’Inde, on les mettrait donc sous O et sous T pour tagète et sous leur nom de famille, Asteracée ? Ou ferait-on plutôt des références croisées ? »

« Beaucoup trop compliqué ! Il faut faire simple ! » s’exclament en choeur toutes les personnes présentes. « Rappelons-nous après tout que le but, c’est de faciliter la sélection de graines par les visiteurs de la grainothèque » rappelle Caroline. Un des bibliothécaires nous a dit qu’une personne est venue chercher des graines, mais comme elles ne sont pas classées elle n’a pas trouvé tout de suite ce qu’elle cherchait et elle est partie bredouille parcequ’elle n’avait pas assez de temps. »

«Justement ! pour la grainothèque il faut prendre le temps ! »

Sur ce point tout le monde est d’accord.

Passons donc au point suivant de l’ordre du jour.

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