En avril ne te découvre pas d’un fil !

Nous suivons ce conseil en gardant nos plantons encore bien au chaud. Cela ne nous a pas empêché d’être actifs aux Jardins durant ce mois d’avril; plantant poireaux, patates, pois mange-tout et d’autres légumes dont le nom ne commence pas par P. Nous avons aussi fabriqué, avec des familles voisines, des bombes à graines, installé une nana à insectes, et nettoyé les alentours de notre parcelle et du Clos Voltaire en ramassant des centaines de mégots de cigarettes et autres déchets.

Jardins des Délices Genève    Jardins des Délices Genève

Vous avez été nombreux à participer à notre assemblée générale le 13 avril. Ce rendez-vous a été l’occasion de parler de questions concernant les jardins urbains en général et nos délicieux Jardins à nous sous le titre « Jardins et Quartier – cultiver des liens aux Délices? »

(Vous pouvez visionner l’introduction à la discussion sur la page Facebook des Jardins des Délices).

Jardins et Quartier – cultiver des liens aux Délices? Points forts de la discussion

Pierre Chappuis, du Service social de la Ville de Genève, a présenté la trentaine de potagers urbains existant en Ville de Genève. Il a parlé du rôle que peuvent jouer ces jardins dans la création de liens, la réduction de tensions sociales, l’intégration de populations potentiellement marginalisées (requérants d’asile par exemple). Il a décrit comment les jardins peuvent augmenter la beauté d’un quartier, se référant au soin que portent les jardiniers à leur activité.

Robert Mikolajewski a évoqué les tensions qu’on peut observer dans les jardins urbains en Suisse romande, basé sur son étude intitulée Potagers urbains, phénomène d’actualité à multiples facettes.

Magali Feller, membre fondatrice de l’Association les Jardins des Délices, a présenté quelques-unes des valeurs de l’Association. Elle a rappelé à quel point nous avons été ambitieux à vouloir intégrer dans notre projet la biodiversité (y compris l’accueil d’un hérisson lors de notre tout premier apéritif, organisé pour célébrer la création des jardins), la culture (au sens large, incluant nos envies et réalisations artistiques et esthétiques tout autant que la culture de fleurs et de légumes) et les rencontres.

Marc Coulibaly, Conseiller en Action communautaire (UAC) à la Ville de Genève a mentionné quelques-unes des difficultés de cohabitation autour des Jardins des Délices, notamment la présence de chiens très vifs souvent sans laisse, et indique que les problèmes de voisinage se résolvent gentiment.

Une participante a évoqué le rôle de quelques habitants de la résidence Cavour (EPI), qui cultivent fleurs et herbes aromatiques dans un bac aux Jardins des Délices. Un autre participant a attiré l’attention du public sur la récente création de potagers dans le parc des Franchises, à Châtelaine.

Une personne du public a questionné la qualité de légumes produits en pleine ville: la pollution de l’air affecte-t-elle la qualité des légumes? Question à creuser par les jardiniers urbains!

Une jardinière de notre jardin voisin le Pot’à’Jean a partagé son avis que si le jardinage collectif fait sens pour les jardiniers des Délices, ce n’est pas le cas pour tous les jardiniers urbains. En effet, pour un(e) jardinier(e) souhaitant observer et améliorer sa production personelle, ce qui est son cas, une parcelle individuelle est préférable. Elle rappelle que le Pot’à’Jean fonctionne dans un esprit de partage, même si des parcelles individuelles existent.

La discussion a continué autour d’un verre. Merci aux usagers de l’Espace de Quartier du Clos Voltaire, qui ont agrémenté l’apéritif qui a suivi la discussion de leurs contributions culinaires délicieuses, très appréciées!

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